expression et probabilité naïve

Publié le par Evariste Galois

Lors de cette nuit blanche téléphonique, j’ai appris cette jolie expression a propos des plaidoiries très engagées d’avocat : « jouer de la manchette ».
Et toi tu as appris cette définition naïve des probabilités : une probabilité est une application de Ω dans [0,1]. Donc avant de parler de probabilité il faut parler de l’espace sur lequel on travaille.

Je prend l’exemple classique : je sonne a la porte d’une famille que je sais avoir 2 enfants. Une fille m’ouvre la porte. Quelle est la probabilité que l’autre enfant soit un garçon ?
Intuitivement tout le monde se dit : « un sur deux, soit fille soit garçon ». Oui mais le problème est que l’on doit définir son espace de probabilité :

Quelles sont toutes les possibilités ? celles-ci {(F,G) ;(F,F) ;(G,G) ;(G,F)} le probleme est qu’ici l’exo nous dit que c’est une fille qui ouvre la porte donc la possibilité (G,G) n’appartient pas à Ω. Donc on peut dire que Ω={(F,G) ;(F,F);(G,F)} et card(Ω)=3.

Maintenant combien de possibilités intègrent l’élément recherché , id est, un garçon ? on peut les mettre dans l’esemble E={(F,G) ;(G,F)} et card(E)= 2.

Une probabilité étant card(E)/card(Ω) on obtient que la solution de la question est 2/3.

Etonant non ?

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Publié dans Théorie des Jeux

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P
Bonjour.Au sujet du paradoxe du problème 'fille ou garçon'..La solution de ce paradoxe, 1/3 sur le fait que les combinaisons (FF), (FG) et (GF) sont équiprobables. Ce fait peut être discuté. Il me semble que dès qu'il y a une fille, la combinaison FF est deux fois plus probable que chacune des deux autres, car elle contient deux places pour F au lieu d'une seule avec FG ou avec GF.On calcule ainsi P(FF) = 1/2; P(FG) = 1/4; P(GF) = 1/4 et donc probabilité de un sur deux que l'autre enfant soit une fille.
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P
Bonjour.Au sujet du paradoxe du problème 'fille ou garçon'..La solution de ce paradoxe, 1/3 sur le fait que les combinaisons (FF), (FG) et (GF) sont équiprobables. Ce fait peut être discuté. Il me semble que dès qu'il y a une fille, la combinaison FF est deux fois plus probable que chacune des deux autres, car elle contient deux places pour F au lieu d'une seule avec FG ou avec GF.On calcule ainsi P(FF) = 1/2; P(FG) = 1/4; P(GF) = 1/4 et donc probabilité de un sur deux que l'autre enfant soit une fille.
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E
Pour etre tout fait honnete, je ne pourrais pas confirmer ou infirmer ta tribu.Je vais toute fois me pencher sur la question, la réponse est, j'en suis persuadé, très interessante.Mais tu peux aussi définir des tribus d'espace de probabilités, ce qui est très utile en théorie des jeux.
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E
Oui, pardon, c'est la "tribu engengrée par oméga" qu'il faut lire. Sinon, je veux bien te proposer une tribu à partir de laquelle définir P, comme je disais l'ensemble des parties de oméga (donc, {(F,G) ;(F,F);(G,F)}U{(F,G);(G,F)}U{(F,F);(G,F)}U{(F,G) ;(F,F)}U{(F,G)}U{(F,F)}U{(G,F)}U{}.)Sinon, pour le reste, tu as raison. :)
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E
il me semble que c'est pas sur "une tribue sur omega", mais soit "omega appartenant a une tribue", soit la tribu engengrée par omega" mais ta phrase semble certe pompeuse et clinquante mais ne signifies rien.De plus, je ne connais pas la tribu construite a partir de (G,G)... si tu la connais je te laisse le soin de me l'indiquer.Il me semble que les probabilités ne se définissent pas obligatoirement avec des tribus... Sinon nos amis lycéens seraient largués avant meme d'avoir entrepris la moindre etude de probabilité Ici c'est une définition naive, c'est a dire sans rentrer dans la théorie de l'integration (car apres tout j'aurai pu trouver une integrale donnant la solution (voir axiome du choix)), dans le but de mettre en avant un resultat contre intuitif..
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