une premiere approche

Publié le par Evariste Galois

J’aimerais vous parler d’une discipline «nouvelle ». Sa formalisation strict date des années 1960, mais on en trouve des traces et mêmes des bout de théories bien avant. Je ne saurais vous conseiller le très bon ouvrage de M Borel sur le Poker (version simpliste du poker en trois cartes) qui est très très pointu au niveau des maths et qui avant les concepts d’équilibre permet de bien comprendre l’utilité d’une telle discipline dans la vie de tous les jours.
L’essor de la discipline s’est fait suite a un jeu simple : le dilemme du Prisonnier.

Quel est le but de cette discipline ?

Comme son nom ne l’indique pas, il faut trouver le coup qui « permet de gagner a coup sûr ».
Mais pour attendre ce fameux coup il faut prendre quelques hypothèses qui rende toute cette jolie théorie un peu inutilisable dans la vie de tous les jours.
En effet, il y a trois hypothèses fondamentales :
Les joueurs sont tous égoïstes.
Les joueurs sont des êtres supra rationnels.
Les joueurs cherchent toujours maximiser son gain.

 Comment les mathématiques peuvent intervenir dans quelque chose d’aussi vaste et peu accessible. Simplement un peu comme au début de la Topologie on classe les objets par propriétés simple, en théorie on a séparé les jeux e, fonction qu’ils soient coopératif ou non, des jeux a somme nulle, ou non etc…Puis on a formalisé le Jeu lui-même.
 
Qu’est ce qu’un jeu axiomatiquement ?
 
Un jeu est une série d’actions basées sur des règles que bien sûr l’homo œconomicus ne transgresse jamais. On sent bien qu’il existe une relation presque évidente entre le jeu et la règle, si on veut jouer il faut au moins savoir à quoi et comment.
Une règle de jeu se définit comme ceci :

* Joueurs notés N={1,2,3,…,n} le nombre de joueurs sera donc Card{N}=n

* stratégies possibles par exemple dans le dilemme du prisonnier Si ={‘dénoncer’, ‘se taire’}. L’ensemble de toutes les stratégies sera donc S= π Si,.

* les gains pour les joueurs c'est-à-dire quand ils gagnent et combien. Nous utiliserons la notation suivante Ui(Si,S-i) qui est le gain pour la personne i quand elle joue Si et que les autres joueurs jouent leur stratégie. Nous considérons aussi S-i le vecteur privé du ieme élément. S-i=(S1,S2,S3,…Si-1,Si+1,….,Sn-1,Sn)

 

Un exemple avant d’aller plus loin : Le dilemme du prisonnier

 

On a deux personnes qui ont dévalisé une banque sans laisser aucune trace. Mais il se font arrêter pour un motif quelconque et les policiers ont de gros doutes sur eux alors ils séparent les deux compères et les interrogent a part. les cambrioleurs sûr d’eux de parle pas. Alors la police a cette idée là : si personne ne parle ils auront 1 ans de prison ferme tout les deux, si l’un dénonce mais pas l’autre, le dénonciateur aura 0 et l’autre 10, si les deux se dénoncent mutuellement ils purgent 5 ans de prisons.

Donc si on devait donner les règles du jeu on aurait ceci
N={1,2}
 
Si={parler, taire}

Les gains seraient  plus complexes à formuler car ils dépendent de ce que fait l’autre.

Mais on aurait Ui(T,T)=1, Ui(P,T)=0, Ui(T,P)=10, Ui(P,P)=5.

On peut résumer le jeu avec ce tableau
 
dénoncer
Taire
Dénoncer
5/5
0/10
Taire
10/0
1/1
En colonne on a le joueur 1 et en ligne le joueur 2.
 

Pourquoi ce jeu est a la base de toute une théorie qui a tout révolutionné dans le monde moderne de l’économie ?

 Simplement ici le jeu a un comportement très spécial. Déjà avant c’est un jeu purement non coopératif, car si on dénonce on a toujours moins que si on coopère avec son complice.Mais n’oublions pas l’hypothèse crucial dans cette théorie : nous sommes très rationnel.
Donc tentons de rationaliser notre choix.Je vois que si je ne dénonce pas je prends le risque de me faire d énoncer et donc prendre 10 ans de prisons… on se doute que le joueur préférera avoir 1 an de prisons plutot que 10ans.alors que si il dénonce il sait qu’il fait au plus 5 ans de prisons. C’est bien plus élevé que l’unique année s’il se taisait, oui mais si le joueur 2 se tait (ce qui le place dans la situation qu’un an de prison) dans cette configuration il ne fera pas de prison. Donc quoi qu’il se passe il jouera la dénonciation. L’autre joueur étant lui aussi rationnel, fera le même raisonnement donc dénoncera.

Le problème évident est que le manque de coopération fait que les joueurs feraient moins de prisons si il coopérait. Ce qui pour la première fois en économie prouver formellement que le libéralisme économique pouvait porter préjudice à l’intérêt général.

Nous verrons prochainement un dégradé de stratégies et de points particuliers.

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Publié dans Théorie des Jeux

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E
je suis confu des fautes d'orthographes et de disgilexie...<br /> je n'ai pas encore introduit de notion d'equilibre.<br /> les équilibres sont des points théoriques inexistant dans la réalité, enfin par réalité j'entends la vie de tous les jours.<br /> autant les équilibres de Nash et NAsh fort ne sont pas interessants car il ne font que répondre à l'absence de regret autant les divers stratégies peuvent être plus interessante a développer.
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A
Dire que "Ce qui pour la première fois en économie prouvait formellement que le libéralisme économique pouvait porter préjudice à l’intérêt général" est incorrect car en utilisant ce même dilemme du prisonnier on peut montrer que le commerce est impossible. Le problème est que cette modélisation ne représente pas du tout la réalité de la même façon que l'homo œconomicus n'est pas une bonne modélisation de l'humain (et c'est même tout le contraire). Les économistes (j'espère que vous n'en êtes pas un) ont souvent tendance à confondre leur modèle avec la réalité. Et leurs modèles sont souvent simplistes (d'un point de vue mathématique et pas seulement).<br /> <br /> Il existe d'autres notion d'équilibre que l'équilibre de Nash et qui sont plus pertinentes. D'ailleurs, il y a souvent plusieurs équilibres de Nash possibles donc Nash à lui seul ne suffit pas. Et le dilemme du prisonnier repose sur des hypothèses non représentatives et caricaturales. Dans la réalité on ne sait pas combien de coups on va jouer; il n'y a pas absence totale de communication; il y a souvent des corrélations dans les comportements selon les groupes sociaux dont sont issus les "joueurs"; l'hypothèse de rationalité est à rédéfinir etc ... et la liste et longue ... <br /> <br /> La notion de stratégie évolutionnaire stable de John Maynard Smith serait déjà meilleure que celle d'équilibre de Nash si on veut vraiment appliquer la théorie des jeux à l'étude des marchés. <br /> <br /> Et la conclusion à laquelle on aboutit avec une étude beaucoup plus fine et des notions d'équilibre plus subtiles est que les comportements coopératifs, loin d'être l'exception, sont plutôt la règle.<br /> <br /> PS: Attention aux fautes de frappes car cela rend la lecture difficile :-)
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