Danses hongroises
Je ne sais pas si vous le saviez mais il y avait la nuit blanche à Paris ce week end. Pour ceux qui ne connaissent pas vraiment le concept, c’est ouvrir les lieux culturels la nuit en proposant des performances d’artistes diverses et variées.
D’humeur tendre par ce pâle soleil d’automne, je déambulais dans les rues de mon quartier. La lumière du couchant a le don de changer notre vision des choses, même les plus banales. Arrêté près d’un banc où se reposait une femme attendant quelqu’un, je me posai la question de savoir si c’est une statue ou une vraie personne.
La main tremblante je commençais à vouloir palper son chapeau quand un grand noir devant la porte de cette belle maison du quartier de Saint Sulpice, m’invita chaleureusement à venir écouter le petit concerto dpour piano et saxophone. Pensant être pris sur le fait de ma curiosité, je m’avança vers lui en lui demandant de parler un peu plus fort, puisqu’un peu dur de la feuille parfois, et il réitéra son invitation avec tout autant de sympathie. Face à tant de bons sentiments je me suis aventuré. Et je ne regrette pas.
Du classique au jazz les deux musiciens ont su jouer de belles mélodies, et me faire oublier le quotidien. Mais le meilleur reste à venir. Après un petit buffet campagnard (mais version hongroise), il nous a été proposé un concert assez intimiste et de très bonne qualité, sur le toit de l’immeuble. Autant couper court : c’était merveilleux.
Quand on surplombe toute l’agitation parisienne, et que les monuments de paris vous servent de réverbère, les instants sont délicieux. Je remercie très sincèrement la maison de la Hongrie pour cette soirée hors du commun. (même si je pense qu’aucun responsable ou employé ne lira jamais ces lignes…)
Je n’ai qu’un regret, avoir un appareil photo qui ne soit pas assez performant pour faire des photos de nuit, car je ne pense pas pouvoir un jour encore avoir la chance de revivre une pareille aventure musicale dans un pareil écrin.