le pipot de la sécurité en avion

Publié le par Evariste Galois

Celui qui a déjà pris au moins une fois l’avion connaît le problème.

Avant de pouvoir s’asseoir à sa place, il faut franchir moult obstacles sensés dissuader le terroriste, dont dans l’ordre :

  • retirer son billet auprès d’une hôtesse au sol… ou à une borne avec une pièce d’identité en bonne et due forme.
  • S’assurer qu’on ne transporte pas d’objet interdit.
  • Passer le portique de sécurité qui analyse minutieusement votre bagage à main et vérifie que bien sûr vous ne portez pas de pistolets, couteaux et que sais je encore… et de temps à autres, lors d’un excès de zèles, ouvre votre bagage pour… rien.
  • présenter sa carte d’embarquement a une première hôtesse juste avant d’entrer dans le hub, et une autre juste avant de s’installer dans l’avion.

C’est 4 points, prennent en moyenne 15 minutes (a Orly je parle). Mais surtout en plus de vous faire perdre votre temps, ils ne servent à rien !
Par exemple la fouille. Je passe toujours sans encombre aucune ce point alors que j'ai dans mon bagage a main des bouteilles de vin (donc du verre que je peux casser pour m'en faire une arme), un chargeur de téléphone portable (dont je peux me servir comme fouet ou d'arme pour étrangler), du parfum : rien ne prouve que c'est vraiment du parfum et non de l'acide très fortement concentré.

Bref si un ahuri comme moi passe avec tout çà, vous pensez que les groupes terroristes, au courant de toutes ses laborieuses étapes à franchir, vont continuer à envoyer des hommes comme si de rien était et se faire prendre avec des fusils et des bombes imitant celles des dessins animés comme des bleus ?? (Non ce n’est pas une référence à la coupe du monde où une fois encore nos multimilliardaires ont brillé)

Non, ils changeront de stratégie. En effet, « quand on ne peut pas entrer par la porte, on essaye par la fenêtre ». Les mouvances, si elles sont aussi puissantes que les média l’affirment, çà ferait très longtemps qu’elles auraient formé des pilotes Kamikazes.

On oublie toujours le paramètre humain dans ce genre de situation. Vous pouvez mettre autant de systèmes de sécurité et de barrières sophistiquées à l’entrée de l’avion, si le pilote a envie de faire s’écraser l’avion, personne ne pourra l’empêcher et encore moins avec ces systèmes !

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Publié dans société et paradoxes

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A
La sécurité, c'est comme la peur; ça n'existe que si y croit.<br /> AG
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