Le masculin de sage-femme
Ne sachant vraiment pas la réponse à cette question futile, je me mis à enquêter. Pas longtemps faut-il avouer car Cléo a su donner immédiatement la bonne réponse, et l'Académie Français m'a envoyé un courriel pour me répondre également.
Voici la réponse que m’a fournie l’académie Française (en espérant qu'elle plaira à Platzkot).
La profession de sage-femme ayant été ouverte aux hommes en 1980, un débat terminologique s'est engagé, dont Jean Guitton rendait compte en ces termes dans Le Figaro du 7 décembre 1981 :
"Fénelon proposait jadis à l'Académie de créer des mots, fût-ce avec un peu d'artifice. Il eût sans doute été intéressé par une "occupation" de l'Académie, appelée en novembre par un ministre à définir comment désigner l'homme qui exerce depuis 1980 la profession de sage-femme. Problème délicat, qui avait été soulevé l'an passé devant l'opinion. 174 termes étaient proposés par 250 médecins : parturiteur, obstétricien, naisseur, materniste, enfanteur, dégrosseur, sage-homme - voire même "Monsieur la Sage-Femme" (comme on dit Madame le Ministre). L'Académie a tranché : on dira maïeuticien (...).
Désormais, les maïeuticiens, les maïeuticiennes auront pignon sur rue. Je ne sais si les maïeuticiennes, fières de ce nom grec, ne regretteront pas le mot si beau, si français, de "sage-femme", qui remonte au XIIIe siècle."
Mais, contre l'avis de l'Académie, l'Assemblée nationale a décidé de maintenir pour les deux sexes l'appellation de "sage-femme".
Il est intéressant de remarquer donc que le masculin en français serait Maïeuticien, mais que légalement c’est sage-femme.
J’avoue ne pas comprendre l’avis de l’assemblée nationale, car je ne pense pas qu’elle ait quelque chose à voir dans la rédaction des définitions des entrées du dictionnaire, et surtout un quelconque regard sur les néologismes que crée les progrès de notre sociétés.