carnet de voyages

Publié le par Evariste Galois

Quand je voyage hors d’île de France je suis toujours très surpris par les gens. De prima bord je les pense malades. Mais après une bonne heure de plongée au milieu de cette vie simple, je comprends que le malade, ici, c’est bien moi. Je vais prendre un exemple simple.
J’ai battu la campagne tout le week end. Au début, à chaque arrêt dans un village, je fermais ma voiture aussitôt garée. Je ne mettais pas mon portable sur la table de bistro. Bref tous ces petites choses banales pour un banlieusard mais qui relèvent plus de la science fiction pour un provincial très excentré de Paris…
J’étais surpris que les gens laissent les enfants jouer sur la grande place du village sans plus de surveillance. Même surprise en voyant les gens se dire encore bonjour dans les bistros, et laisser leurs effets personnels sur la table ou le zinc. Encore plus fou pour moi, les gens ne courent pas dans tous les sens comme à Paris, ils savaient encore marcher calmement et profiter de l’instant présent loin du stress.
Plus je voyage hors de Paris, et plus cette vie parisienne me dégoûte et m’exaspère. Malheureusement, là, où je me suis posé ce week end, les anglais ont remarqué et compris bien avant nous les français la douceur de vie de cette campagne chérie… Ce qui fait que nous sommes obligés de rester dans notre île de France si tristounette.

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Publié dans société et paradoxes

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